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Sociologie : Des dysfonctionnements injustifiables qui retardent le développement et appauvrissent la société
Posté par yahuwa le 5/11/2005 1:50:00 (462 lectures)
Sociologie

Notre société sans repères et sans finalité nous conduit à des comportements irrationnels et à une organisation socio-économique défectueuse.

  1. Des comportements irrationnels



Une société dominée par la peur
C'est parce que notre société est dominée par la peur, la peur de manquer, la peur de l'autre, de l'inconnu, du changement, que ce désespoir est compensé par un processus d'oubli, d'excitation, en particulier sous forme de drogues, d'alcool et de tabac mais aussi, sur le plan psychologique, par le besoin de richesses accumulées, de pouvoir, de gloire et de domination.

Comme le disait Gandhi "Il y a suffisamment de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous mais, en revanche, il n'y en a pas assez s'il s'agit de satisfaire le désir de possession de chacun". Cette cupidité excessive devient une drogue, comme celle du pouvoir ou de la gloire. Elle est la manifestation du sous développement affectif et spirituel de notre société qui se traduit par un mal être, le besoin d'avoir se substituant à la qualité d'être.

Comme l'a écrit l'économiste John Mayard Keynes en 1930 "Tout degré excessif de fortune et de revenu qui ne peut trouver sa justification en termes de travail, de mérite ou d'utilité sociale devient source d'incitation à l'amoralisme, à l'incivisme, voire au banditisme dès lors que la recherche du profit monétaire devient le projet dominant de l'activité humaine".

Evidemment, la recherche du profit est salutaire et stimulante tant qu'elle s'inscrit dans le cadre d'une concurrence où chacun des compétiteurs reste dans la course et en bénéficie. En revanche, si la logique revient à manger ou être mangé, il ne peut pas y avoir que des gagnants. Lorsque l'objectif de l'entrepreneur se limite à la recherche exclusive du profit maximum, quel qu'en soit le coût social, son vrai métier disparaît complètement. Et quand les autres sont perçus comme des rivaux menaçants à éliminer, le sens même de la performance économique disparaît également.

Une société en quête de sens
Dans la plupart des cas les famines sont essentiellement la cause des guerres, de la corruption, et d'un mauvais partage des ressources, situations où la rareté n'est pas naturelle mais artificiellement provoquée. D'après le PNUD ( programme des nations unies pour le développement) avec 50 milliards supplémentaires par an on pourrait éradiquer la famine, permettre l'accès à tous de l'eau potable, leur assurer des soins de base et de quoi se loger. Alors que la collectivité se révèle incapable de trouver ces 50 Milliards supplémentaires, elle dépense 500 Mds par an pour la publicité, 900 Mds pour l'armement et 400 pour la drogue.

Une humanité à même de se détruire
Malgré de notables exceptions les rapports humains se dénaturent, les égoïsmes, aussi bien individuels que nationaux, se renforcent, l'esprit de solidarité s'essouffle. Tout ces maux conduisent à la prolifération nucléaire, la destruction de l'environnement, la violence aveugle, la transformation progressive de l'espèce humaine en marchandise.

  1. Une organisation socio-économique déficiente


Alors que le monde n'a jamais été globalement aussi riche, 20% de la population mondiale vit en dessous du seuil de pauvreté , sans aucune justification économique Enumérons les causes principales .

Un marché mondialisé non régulé
L'effondrement du communisme et le passage à un capitalisme effréné en Chine ont brutalement changé la taille du marché devenu mondial. Il en est résulté une concurrence exacerbée et anarchique au détriment des plus déshérités. C'est ainsi que selon la FAO ( Food and Agricultural Organisation), à cause de la faim et de la malnutrition la mort fauche chaque jour 25.000 vies, principalement des enfants, soit annuellement 9 millions de vie.
A cela s'ajoutent des incidents de toute nature : variations erratiques de changes, hausse du pétrole, envolée des matières premières

Un marché non compensé
Si le marché fabrique effectivement de l'efficacité il est aussi générateur d'inégalités, avec une polarisation croissante aux deux extrêmes de la société. Il doit donc est compensé par des mécanismes de redistribution.
En son absence, à l'échelle mondiale, l'argent allant à l'argent, on aboutit à l'enrichissement ostentatoire d'une micro couche de la population et à la paupérisation de dizaines de millions d'exclus.
Ce phénomène est encore aggravé par la vente à vil prix sur le marché mondial des surplus agricoles des pays occidentaux, ce qui a pour conséquence de ruiner les agriculteurs du Tiers Monde. Contraints d'abandonner leurs terres ils trouvent alors refuge à la périphérie des villes, sans en retirer le moindre avantage.
A ces maux s'ajoutent des inégalités irréductibles entre pays, la globalisation fabriquant des vainqueurs et des vaincus. Ainsi se constituent des régions rongées par une démographie galopante, des épidémies incontrôlables, une pauvreté grandissante.

Une concurrence sans frein
Pour bénéficier des disparités de coût, plus spécifiquement du coût du travail, les marchandises, les composants, sous produits et produits circulent dans tous les sens à travers la planète, avant d'arriver au consommateur final. Il en résulte un gonflement exorbitant des coûts de transport, générateurs de pollution, et une paupérisation des salariés, particulièrement exploités dans les pays pauvres, car sans défense, en l'absence d'une organisation syndicale performante, voire même autorisée.
Cette concurrence exacerbée, qui affecte aussi les pays développés, conduit à un nivellement social par le bas au lieu d'un enrichissement profitable à l'ensemble des travailleurs.

Des lobbies tout puissants
Les marchés prenant le pas sur le pouvoir des Etats, le monde est de plus en plus soumis à la loi de l'argent. Les parlements deviennent des chambres d'enregistrement au service de l'intérêt des grandes entreprises.
C'est ainsi que les multinationales se disputent les attributs des Etats impuissants, les institutions internationales n'étant pas à même d'assurer un contre pouvoir indispensable. Les citoyens désarmés deviennent les spectateurs d'une comédie dont ils sont les victimes. Si le processus se poursuit on finira par tout renvoyer au marché, y compris la culture, l'éducation, la santé, c'est à dire au seul bénéfice de ceux qui sont solvables et personne ne se souciera d'autrui

Une monnaie qui ne joue plus son rôle
La monnaie qui a pour fonction première de faciliter les échanges devient un outil spéculatif. C'est ainsi que 98% des flux monétaires qui circulent quotidiennement sur les places financières n'ont pas de rapport avec l'économie réelle. A l'autre extrême 1/5 de la population mondiale dispose du minimum de ressources pour subsister. Indépendamment de ses conséquences humaines c'est un potentiel d'activité et de créativité qui est sous valorisé. Ce dysfonctionnement est d'autant plus considérable que les 225 personnes les plus riches du monde disposent d'une fortune égale aux revenus cumulés de 2 milliards et demi d'êtres humains.

Sortir de ces dysfonctionnemens et aller vers la révolution pacifique du 3e millénaire.

L’écologie mentale ou le dépoussiérage des paradigmes

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